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Chapitre 86 - Le travail du bois

GÉNÉRALITÉS

Debra Osinsky

Autrefois, les fabriques de meubles étaient généralement situées en Europe et en Amérique du Nord. Depuis la hausse des coûts salariaux dans les pays industriels, la production de meubles, qui nécessite une main-d’œuvre importante, s’effectue de plus en plus dans les pays d’Extrême-Orient. Cette tendance se maintiendra probablement, à moins qu’un équipement plus automatisé ne soit mis au point.

La plupart des usines de meubles sont de petites entreprises. Aux Etats-Unis, par exemple, environ 86% des fabriques de meubles en bois comptent moins de 50 employés (Environmental Protection Agency (EPA), 1995); ce pourcentage est représentatif de la situation à l’échelle internationale.

Aux Etats-Unis toujours, l’industrie du travail du bois fabrique des meubles et des articles d’ameublement pour la maison, le bureau, les magasins, les édifices publics et les restaurants. Cette industrie est répertoriée sous le code 25 de la classification type des industries du Bureau du recensement des Etats-Unis (US Bureau of the Census Standard Industrial Classification (SIC)), qui correspond au code 33 de la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique (CITI). Ce code comprend les meubles de maison en bois tels que les lits, tables, chaises et bibliothèques; les meubles de télévision et de radio; les meubles de bureau en bois tels que les classeurs, chaises et bureaux; et les articles d’ameublement et cloisons comme les installations de bar, comptoirs, armoires et rayons.

Les chaînes d’assemblage de meubles étant coûteuses, la plupart des fabricants offrent une gamme d’articles limitée. Ils tendent à se spécialiser dans un produit, un groupe de produits ou un procédé de production (EPA, 1995).

LES PROCÉDÉS DE TRAVAIL DU BOIS

Jon K. Parish

Pour les besoins du présent article, nous examinerons les procédés de travail du bois en suivant les diverses étapes entre l’arrivage du bois débité de la scierie et l’expédition de l’article ou du produit fini. Les étapes antérieures de la transformation du bois sont décrites dans les chapitres no 68, «La foresterie», et no 71, «L’industrie du bois».

L’industrie du travail du bois produit des meubles et divers matériaux de construction, depuis les planchers en contreplaqué jusqu’aux bardeaux. Dans cet article, nous passerons en revue les principales étapes de la transformation du bois en divers produits, c’est-à-dire le façonnage du bois naturel ou de panneaux manufacturés, l’assemblage de pièces usinées et la finition de surface (peinture, teinture, laquage, placage, par exemple). La figure 86.1 est une énumération dans l’ordre logique des différentes étapes de la fabrication de meubles en bois, qui englobe la quasi-totalité de ces procédés.

Figure 86.1 Diagramme logique de la fabrication des meubles

Figure 86.1

Séchage. Certaines fabriques de meubles achètent du bois débité séché alors que d’autres procèdent au séchage sur place, dans un séchoir ou dans un four. On utilise généralement des déchets de l’usinage du bois comme combustible.

Façonnage. Lorsque le bois est séché, il est scié et usiné en fonction de la forme définitive recherchée pour telle ou telle pièce de meuble, comme un pied de table. Habituellement, la pièce de bois passe par une dégauchisseuse, une ébouteuse, une scie à refendre, une raboteuse de finition, une moulurière, un tour, une scie circulaire sur table, une scie à ruban, une défonceuse, une toupie, une perceuse et mortaiseuse, une scie à chantourner et, enfin, diverses ponceuses.

Le bois peut être sculpté ou travaillé à la main au moyen de différents outils, tels que ciseaux, râpes, limes, scies rigides et papier de verre.

Dans de nombreux cas, la façon d’un meuble nécessite le cintrage de certaines pièces de bois. Celui-ci est effectué après le rabotage et requiert généralement l’application simultanée d’une certaine force mécanique et d’un agent rendant le bois malléable, comme la vapeur d’eau, ainsi qu’une surpression atmosphérique. Après avoir été cintrée selon la forme souhaitée, la pièce est séchée pour l’extraction de l’humidité excédentaire.

Assemblage. La finition des diverses pièces entrant dans la composition d’un meuble peut être faite avant ou après leur assemblage. Les meubles composés de pièces de forme irrégulière sont généralement assemblés avant leur finition.

L’opération demande généralement l’utilisation simultanée de colles (synthétiques ou naturelles) et d’autres méthodes d’assemblage, telles que le clouage et le placage. Les placages achetés sont découpés selon les dimensions et la forme désirées, puis ils sont collés sur des panneaux de particules commerciaux.

Après l’assemblage, on examine la pièce pour s’assurer que la surface est bien lisse avant de procéder à la finition.

Préfinition. Après un premier ponçage, on obtient une surface encore plus lisse en y appliquant de l’eau au moyen d’un pulvérisateur ou d’une éponge, ou en trempant la pièce dans l’eau afin de faire gonfler les fibres et de les faire «ressortir». Une fois la surface sèche, on applique une solution de colle ou de résine qu’on laisse sécher. Les fibres «ressorties» subissent un ponçage qui donne une surface bien lisse.

Si le bois contient de la résine naturelle, qui risque de gêner l’application de certains revêtements, celle-ci peut être enlevée au moyen d’un mélange d’acétone et d’ammoniaque. Le bois est ensuite blanchi au jet d’eau, à l’éponge ou par trempage dans un agent de blanchiment tel que le peroxyde d’hydrogène.

Finition de la surface. La finition de la surface peut consister en l’application de revêtements de toute nature. Cette opération s’effectue après l’assemblage, ou avant, lorsqu’il s’agit de fabrication à la chaîne. Parmi les divers types de revêtements utilisés, citons les mastics, les teintures, les enduits de vernissage, les enduits bouche-pores, les laques, les peintures et les vernis. Ils peuvent être appliqués par pulvérisation, à la brosse, au tampon, par trempage, au rouleau ou par aspersion.

Les revêtements peuvent être à base de solvant ou d’eau. Les peintures peuvent contenir des pigments très divers, selon la teinte désirée.

Les risques et les précautions

La sécurité en cours d’utilisation des machines

Le travail du bois comporte de nombreux risques pour la sécurité et la santé, cette industrie utilisant une plus forte proportion de matériels et de procédés très dangereux que la plupart des autres secteurs. Pour cette raison, la sécurité des opérations nécessite une prudence constante de la part des travailleurs, une grande vigilance des contremaîtres et un souci permanent de la prévention des accidents du travail de la part des employeurs.

Bien que dans de nombreux cas la machinerie et l’équipement de travail du bois puissent être achetés sans les protecteurs et autres systèmes de sécurité nécessaires, il incombe à la direction de l’entreprise de les munir de dispositifs protecteurs efficaces avant leur utilisation (voir également les articles intitulés «Les défonceuses» et «Les raboteuses».)

Machines de sciage. Les travailleurs doivent être au courant des mesures de précaution nécessaires pour l’utilisation correcte des divers types de scies utilisés dans le travail du bois (voir figures 86.2 et 86.3), à savoir:

Figure 86.2 Scie à ruban

Figure 86.2

Figure 86.3 Scie circulaire sur table

Figure 86.3

  1. Lors de l’amenée du bois sur une scie circulaire sur table, les mains doivent rester en dehors de la ligne de coupe. En effet, aucun protecteur ne peut empêcher la main d’être entraînée en direction de la scie avec le morceau de bois. Lorsque le guide est réglé près de la lame, il faut utiliser un poussoir adéquat en fin de course (voir figure 86.4).
  2. Figure 86.4 Poussoirs

    Figure 86.4

  3. La lame de scie doit être positionnée de façon à dépasser le moins possible du bois; plus la lame est basse et plus les risques de recul de la pièce sont réduits. Il vaut mieux ne pas se placer dans l’axe de la pièce de bois que l’on scie. Il est également recommandé de porter un tablier de cuir épais ou d’utiliser un autre moyen pour se protéger la région abdominale.
  4. Il est toujours dangereux de scier à la volée. Le bois doit constamment être appuyé contre une cale ou un guide parallèle (voir figure 86.3).
  5. La scie doit être adaptée au travail à effectuer. Par exemple, il n’est pas prudent de scier en long avec une scie circulaire sur table non équipée d’un dispositif antirecul. Le port d’un tablier de protection est en outre recommandé.
  6. Il est dangereux d’enlever la cape de scie lorsqu’il n’y a pas assez de place entre le guide et la lame; on peut remédier à ce problème en interposant une cale basse entre le guide et la pièce que l’on utilise pour guider celle-ci. Les travailleurs ne doivent jamais être autorisés à mettre hors fonction les protecteurs. Il est impératif de leur fournir des peignes, des presseurs (voir figure 86.5) ou d’autres types d’accessoires de maintien appropriés lorsqu’il est impossible d’utiliser des protecteurs standards.
  7. Figure 86.5 Peignes

    Figure 86.5

  8. Le tronçonnage de longues planches sur une scie circulaire sur table est à éviter parce que l’opérateur doit alors exercer une forte pression des mains à proximité de la lame. En outre, les planches qui dépassent de la table de sciage risquent d’être heurtées au passage par des personnes ou par des chariots. Pour ce genre de coupe, il est recommandé d’utiliser une scie pendulaire ou radiale dont le bâti soit suffisamment rigide.
  9. Les travaux à exécuter sur des machines spéciales à amenée mécanique ne doivent pas être accomplis sur des machines ordinaires à amenée manuelle.
  10. Pour que l’on puisse régler le guide d’une scie circulaire sur table sans enlever les protecteurs, la ligne de coupe doit être indiquée sur le plateau de la table par une marque continue.
  11. Par mesure de sécurité, il est recommandé d’attendre l’arrêt complet de la machine pour régler les lames ou les guides, et de la débrancher de son alimentation électrique pour les changements de lame.
  12. Il est recommandé d’utiliser une brosse ou un bâton pour enlever les copeaux ou les sciures de la table de sciage.

La scie circulaire sur table est également appelée scie polyvalente parce qu’elle permet d’accomplir toute une série d’opérations différentes. C’est pourquoi l’opérateur devrait avoir un jeu de protecteurs à sa disposition, aucun dispositif protecteur ne convenant pour toutes les opérations (voir figure 86.3).

Machines de coupe. Les machines de coupe peuvent également être dangereuses en l’absence de protecteurs efficaces et doivent toujours être utilisées avec précaution et vigilance. Les couteaux doivent être bien affûtés et correctement équilibrés sur leur arbre.

La défonceuse représentée à la figure 86.6 est munie d’un protecteur à brosse. D’autres modèles de défonceuses sont dotés d’un anneau de protection entourant l’outil. Les dispositifs de protection ont pour but d’éviter le contact des mains avec l’outil. Les défonceuses à commande numérique, parfois dotées de plusieurs outils, sont des engins à haut rendement. Sur ces machines, les mains de l’opérateur sont plus éloignées de la zone de coupe. La quantité importante de poussières de bois qu’elles dégagent pose toutefois un autre type de problème (voir également l’article intitulé «Les défonceuses»).

Figure 86.6 Défonceuse

Figure 86.6

Sur une dégauchisseuse, les protecteurs servent principalement à éviter le contact des mains avec les couteaux pivotants. Le protecteur, d’une forme particulière, ne laisse à découvert que la partie travaillante des couteaux (voir figure 86.7). La partie des couteaux située au-delà du guide doit également être munie d’un dispositif de protection.

Figure 86.7 Dégauchisseuse

Figure 86.7

La toupie peut être extrêmement dangereuse (voir figure 86.8). Si les couteaux ne sont plus retenus par les colliers supérieur et inférieur de l’arbre, ils peuvent être éjectés brutalement. Par ailleurs, la pièce de bois doit souvent être maintenue tout près des couteaux. En conséquence, on doit utiliser des accessoires et non les mains pour la maintenir en place. Pour ce faire, on peut notamment se servir de presseurs à peignes. Des protecteurs en forme d’anneau ou de soucoupe devraient être employés autant que possible. Un protecteur en forme de soucoupe consiste en un disque de plastique plat monté à l’horizontale sur l’arbre, au-dessus des couteaux de la toupie.

Figure 86.8 Toupie

Figure 86.8

Le tour devrait être protégé par un capot parce que le bois risque, lors de l’usinage, d’être éjecté de la machine (voir figure 86.9). Il est bon que le capot soit couplé avec la mise en marche du moteur de façon que le tour ne puisse fonctionner que lorsque le capot est rabattu.

Figure 86.9 Tour

Figure 86.9

La scie à refendre doit être munie de crans antirecul empêchant le bois de reculer et de blesser l’opérateur (voir figure 86.10). En outre, l’opérateur devrait porter un tablier matelassé servant à amortir le choc en cas de recul.

Figure 86.10 Scie à refendre

Figure 86.10

Comme la lame d’une scie radiale peut être basculée, il faut utiliser un protecteur qui ne risque par d’entrer en contact avec la lame (voir figure 86.11).

Figure 86.11 Scie radiale

Figure 86.11

Ponceuses. Après usinage, les pièces de bois sont poncées au moyen d’une ponceuse à bande vibrante, à disque, à tambour ou à mouvement orbital. Il existe des points de pincement sur les ponceuses à bande (voir figure 86.12). Généralement, la protection peut consister en un capot servant aussi au système d’aspiration des poussières de bois.

Figure 86.12 Ponceuse

Figure 86.12

Dispositif protecteur des machines. La figure 86.13 indique que plus la distance est faible entre le protecteur et le point de contact, plus l’ouverture doit être réduite.

Figure 86.13 Relation entre la distance (x) d'un protecteur et la dimension
de l'ouverture (y) pratiquée dans celui-ci

Figure 86.13

Quelques problèmes de sécurité liés aux machines. On doit veiller à ce que l’utilisation de dispositifs de maintien ou de calage des pièces ne soit pas une source de risques supplémentaires.

Dans le cas de la plupart des machines de travail du bois, l’opérateur (et son aide) doivent porter des lunettes protectrices.

En général, les travailleurs se dépoussièrent eux-mêmes avec un appareil à air comprimé. On leur recommandera de limiter la pression à moins de 2 bars et de ne pas orienter le jet d’air vers les yeux ou vers une plaie à vif.

Les risques liés aux poussières de bois

Les machines qui produisent de la poussière doivent être équipées d’un système de dépoussiérage. Si le système d’aspiration n’est pas assez puissant pour évacuer toute la poussière de bois, l’opérateur peut avoir intérêt à porter un masque filtrant antipoussières. Les dernières conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) sont qu’il existe «des preuves probantes que la poussière de bois puisse être cancérogène pour l’être humain»; on y affirme même que «la poussière de bois est cancérogène pour l’être humain (Groupe 1)». D’autres études indiquent qu’elle peut irriter les muqueuses des yeux, du nez et de la gorge. Certaines essences de bois toxiques sont plus pathogènes que d’autres et peuvent entraîner des réactions allergiques, voire des troubles pulmonaires ou un empoisonnement systémique (voir tableau 86.1).

Tableau 86.1 Essences toxiques, alergènes et bioactives

Noms scientifiques

Noms commerciaux

Famille

Type d’affection

Abies alba Mill. (=A. pectinata DC.)

Sapin blanc, sapin pectiné, sapin des Vosges

Pinacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Acacia spp.

Acacia, mimosa

Mimosacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

A. harpophylla F. Muell. ex Benth.

Brigalow

   

A. melanoxylon R. Br.

Acacias à bois noir, bois noir d’Australie

   

A. seyal Delile

Mimosa épineux, tamat

   

A. shirleyi Maiden

Lancewood

   

Acer spp.

Erable

Acéracées

Dermite

A. platanoides L.

Erable plane, érable de Norvège, faux sycomore

   

Afrormosia elata Harms (=Pericopsis elata (Harms) Meeuwen)

Afrormosia, asamela, kokrodua

Papilionacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Afzelia spp.

Afzélia, apa, doussié, lingué

Césalpiniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

A. africana Sm. ex Pers.

Lingué

   

A. bijuga (Colebr.) A. Gray (=Intsia bijuga (Colebr.) Kuntze)

Hintsy

   

A. palembanica (Miq.) Baker (=Intsia palembanica Baker)

Merbau

   

Agonandra brasiliensis Miers ex Benth. & Hook. f.

Pau-marfim, pau-marfim-da-mata

Olacacées

Dermite

Ailanthus altissima (Mill.) Swingle (=Toxicodendron altissimum Mill.)

Ailante, arbre des Dieux, arbre du ciel, faux vernis du Japon, vernis de Chine

Simaroubacées

Dermite

Albizia spp.

Albizia, arbre de soie

Mimosacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

A. falcataria (L.) Fosberg (=Albizia falcata (L.) Backer)

     

A. ferruginea (Guill. & Perr.) Benth

Iatiandza

   

A. lebbeck (L.) Benth. (=Mimosa lebbeck L.)

Acacia langue de femme, acacia lebbeck, bois noir, ébénier d’Orient

   

A. toona F.M. Bailey

Mackay cedar, red siris

   

Alnus spp.

Aulne

Bétulacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

A. glutinosa (L.) Gaertn.(=Betula alnus var. glutinosa L. )

Aulne, aulne commun, aulne glutineux, aulne noir, vergne, verne noire

   

Amyris spp.

Amyris

Rutacées

Dermite, effets toxiques

A. balsamifera L. (=A. toxifera Willd.)

Baumier de Jamaïque, bois chandelle des Antilles, santal du Venezuela

   

Anacardium spp.

Anacardier

Anacardiacées

Dermite

A. excelsum (Kunth) Skeels (=Rhinocarpus excelsa Kunth)

Caracoli, espavé, mija

   

A. occidentale L.

Acajou à pommes, anacardier, noyer de cajou (ou d’acajou), pommier de cajou

   

Andira spp.

Angelin

Papilionacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

A. araroba Aguiar (=Vataireopsis araroba (Aguiar) Ducke)

Angelim-amargoso, angelim-araroba

   

A. coriacea Pulle

Angelin, Saint-Martin rouge

   

A. inermis (Wright) DC. (=Geoffroea inermis Wright)

Angelin, Saint-Martin rouge, arbre à chou, bois d’angelin, bois palmiste

   

Aningeria spp.

Aningeria, aniègre, aningré

Sapotacées

Conjonctivite-rhinite, asthme

A. altissima (A. Chev.) Aubrév. & Pellegr. (=Pouteria altissima (A. Chev.) Baehni, =Hormogyne altissima A. Chev.)

Aningeri, eson-baka, grogoli, sonsakiré

   

A. robusta (A. Chev.) Aubrév. & Pellegr.(=Pouteria aningeri Baehni, =Malacantha robusta A. Chev.)

Aningré, awami, sibi

   

Antiaris spp.

Ako, antiaris, bonkonko

Moracées

Effets toxiques

A. africana Engl.(=Antiaris toxicaria var. africana (Engl.) C. C. Berg)

Antiaris africain

   

A. welwitschi Engl. (=Antiaris toxicaria var. welwitschii (Engl.) Corner)

Kirundu, upas

   

Apuleia spp.

Garapa, grapia

Césalpiniacées

Dermite, effets toxiques

A. ferrea Mart.

Pau-ferro

   

A. leiocarpa (Vog.-Zuber) J. F. Macbr. (=Leptolobium leiocarpum Vog.-Zuber)

Garapa, muirajuba

   

A. molaris Spruce ex Benth. (.)

Garapa, garapeira

   

Araucaria angustifolia (Bertol.) Kuntze (=Columbea angustifolia Bertol., =A. brasiliana A. Rich.)

Araucaria du Brésil, arbre candélabre, pin de Paraná, pin du Brésil

Araucariacées

Effets toxiques

Aspidosperma spp.

Peroba

Apocynacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

A. parvifolium A. DC. (=A. vargasii A. DC.)

Guatambu, g.-branco, pequiá-da-restinga, pereiro-amarelo, peroba-mica, p.-de-Santa-Catarina, piquiá-marfim

   

A. polyneuron Müll. Arg. (=A. peroba Allemão ex Saldanha)

Peroba-rosa

   

Astrocaryum spp.

Palmiers

Palmacées

Dermite, effets toxiques

Aucoumea klaineana Pierre

Acajou d’Afrique, a. du Gabon, Gaboon, okoumé

Burseracées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque

Autranella congolensis (De Wild.) A. Chev. (=Mimusops congolensis De Wild.)

Kungulu, mukulungu

Sapotacées

Dermite

Bactris spp.

Palmiers

Palmacées

Dermite, effets toxiques

Balfourodendron riedelianum (Engl.) Engl. (=Esenbeckia riedeliana Engl.)

Guatambu, guatambu-branco, pau-marfim

Rutacées

Dermite

Batesia floribunda Benth.

Acapurana-da-terra-firme

Césalpiniacées

Effets toxiques

Berberis vulgaris L.

Berbéride, berbéris commune, vinette, épine-vinette commune

Berbéridacées

Effets toxiques

Betula spp.

Bouleau

Bétulacées

Dermite

B. pendula Roth.

Bouleau blanc, bouleau commun, bouleau d’Europe

   

Blepharocarya involucrigera F. Muell.

Rosebutternut

Anacardiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Bombax spp.

Bombax

Bombacées

Dermite

B. brevicuspe Sprague

Kondroti, alone

   

B. chevalieri Pellegr.

Alone, mbol, ogoumalanga

   

Bowdichia spp.

Cœur-dehors, sucupira

Papilionacées

Dermite

B. guianensis (Tul.) Ducke (=Diplotropis guianensis (Tul.) Benth., =Dibrachion guianense Tul., =Diplotropis purpurea (Rich.) Amsh., =Tachigalia purpurea Rich.)

Cœur-dehors, Sucupira, sucupira-da-terra-firme

   

B. nitida Spruce ex Benth.

Sucupira

   

Brachylaena huillensis O. Hoffm. (=B. hutchinsii Hutch.)

Muhuhu, silver oak

Composées

Dermite

Breonia spp.

Molompangady

Rubiacées

Dermite

Brosimum spp.

Arbre à la vache, piratinera, piratinier

Moracées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

B. guianense (Aubl.) Huber (=Piratinera guianensis Aubl.)

Amourette, bois d’amourette, bois de lettres moucheté, bois lettre gris, bois peau de léopard, muirapinima-verdadeira, vaquinha

   

B. rubescens Taub. (=Parinarium guyanense (Aubl.) Lemée)

Conduru, pau-cetim-vermelho, pau-vermelho

Moracées

 

Brya spp.

Ebène brune, ébène verte, ébène jamaïcaine, jacarano à feuilles de mimosa

Papilionacées

Dermite

B. ebenus (L.) DC. (=Aspalanthus ebenus L., =Amerimnon ebenus Sw., =Brya buxifolia Urb.)

Cocus, granadillo

   

Buxus spp.

Buis

Buxacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

B. macowani Oliv.

Buis du Cap

   

B. sempervirens L.

Buis, buis commun, buis toujours vert

   

Caesalpinia echinata Lam. (=Guilandina echinata (Lam.) Spreng.)

Bois de Brésil, braisil, brésillet, pau-brasil, bois de Pernambouc

Césalpiniacées

Dermite, effets toxiques

Callitris columellaris F. Muell.

Callitris australien, cyprès bleu

Cupressacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Calophyllum spp.

Calophylle

Guttifères

Dermite, effets toxiques

C. brasiliense Cambess.

Guanandi-amarelo, santa maria, jacareúba, landi

   

Campsiandra laurifolia Benth.

Acapurana-da-várzea

Césalpiniacées

Effets toxiques

Carpinus betulus L.

Charme, charme commun, charme d’Europe, charmille

Bétulacées

Dermite

Cassia siamea Lam.

Bombay black wood, Kassod tree, Siamea senna

Césalpiniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Castanea spp.

Châtaignier

Fagacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

C. dentata Borkh.

Châtaignier d’Amérique

   

C. pumila Mill.

Châtaignier nain, châtaignier de Virginie

   

C. sativa Mill.

Châtaignier, châtaignier commun

   

Castanospermum australe A. Cunn. & C. Fraser ex Hook.

Châtaignier d’Australie

Papilionacées

Dermite

Cedrela spp. (Toona spp.)

Cédrèle, cèdre bâtard

Méliacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Cedrus spp.

Cèdre

Pinacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

C. deodara (D. Don) G. Don (Pinus deodara D. Don)

Cèdre déodar, cèdre de l’Himalaya, déodar

   

C. libani A. Rich.

Cèdre du Liban, cèdre de Salomon

   

Celtis spp.

Falabréguier, micocoulier

Ulmacées

Dermite

C. brieyi De Wild. (=C. tessmannii Rendle)

Diania

   

C. cinnamomea Lindl. ex Planch. (=C. timorensis Span.)

Gurenda

   

Chlorophora spp.

Iroko

Moracées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque

C. excelsa (Welw.) Benth. & Hook. f. (=Milicia excelsa (Welw.) Berg, =Morus excelsa Welw.)

Iroko, kambala, mufula, mulundu

   

C. regia A. Chev. (=Milicia regia (A. Chev.) Berg)

Iroko

   

C. tinctoria (L.) Gaudich. ex Benth. & Hook. f. (=Maclura tinctoria (L.) D. Don ex Steud., =Morus inctoria L.)

Amora, amoreira, dinde, fustet, fustic, mora amarillo

   

Chloroxylon swietenia DC. (=Swietenia chloroxylon Roxb.)

Burutha, citron de Ceylan, mutirai, satin wood

Rutacées

Dermite, effets toxiques

Chrysophyllum spp.

Chrysophyllum

Sapotacées

Dermite

Cinnamomum camphora (L.) Nees & Eberm. (=Camphora officinarum Nees ex Wall., =Laurus camphora L.)

Arbre à camphre, camphrier, camphrier officinal, laurier du Japon

Lauracées

Effets toxiques

Cryptocarya pleurosperma White & Francis (C. glabella Domin)

Cannolier, poison walnut

Lauracées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Dacrycarpus dacrydioides (A. Rich.) de Laubenf. (Podocarpus dacrydioides A. Rich.)

Podocarpe de Nouvelle-Zélande

Podocarpacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Dacrydium cupressinum Sol. ex Lamb.

Pin rimu, rimu de Nouvelle-Zélande, pin rouge des Anglais

Podocarpacées

Conjonctivite-rhinite, asthme

Dactylocladus stenostachys Oliv.

Jongkong, tabak

Cryptéroniacées

Effets toxiques

Dalbergia spp.

Bois de rose, dalbergia, palissandre

Papilionacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

D. brownei Urb. (=D. amerimnun Benth.)

     

D. granadillo Pittier

Palissandre cocobolo, granadillo

   

D. latifolia Roxb.

Palissandre d’Asie, palissandre des Indes

   

D. melanoxylon Guill. & Perr.

Bois d’ébène, bois noir d’Afrique, ébénier jaune, grenadille d’Afrique, palissandre du Sénégal

   

D. nigra Allem. ex Benth.

Jacaranda du Brésil, palissandre de Rio, palissandre du Brésil

   

D. oliveri Gamble ex Prain

Palissandre d’Asie

   

D. retusa Hemsl. (D. hypoleuca Pittier)

Cocobola, palissandre cocobolo, ñambar

   

D. sissoo Roxb. ex DC.

Arbre de Shisham, palissandre d’Asie, palissandre Sisso, Sisso

   

D. stevensonii Standl.

Palissandre du Honduras

   

Dialium dinklagei Harms

Eyoum, nsout-eyoum, sené

Césalpiniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Diospyros spp.

Ebène, ébénier, plaqueminier

Ebénacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

D. celebica Bakh.

Coromandel, ébénier de Macassar, ébénier veiné d’Asie

   

D. crassiflora Hiern

Ebène noir d’Afrique, ébénier d’Afrique

   

D. ebenum J. König

Ebène noir des Indes, ébénier de Ceylan, ébénier noir d’Asie, ébénier noir des Indes, ébénier vrai

   

Dipterocarpus spp.

Dau, diptérocarpe, gurjum, keruing, yang

Diptéro-carpacées

Dermite

D. alatus Roxb.

     

Distemonanthus benthamianus Baill.

Movingui, ayan

Césalpiniacées

Dermite

Dysoxylum spp.

 

Méliacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

D. fraseranum Benth.

Rosewood

   

D. muelleri Benth.

Red bean

   

Plathymenia reticulata Benth.

Vinhático, vinhático-testa-de-boi

Mimosacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Entandrophragma spp.

Kosipo, sapelli, sipo, tiama

Méliacées

Dermite, alvéolite allergique extrinsèque

E. angolense (Welw.) C. DC. (=Swietenia angolense Welw.)

Gedu-nohor, tiama

   

E. candollei Harms.

Kosipo

   

E. cylindricum (Sprague) Sprague (=Pseudocedrela cylindrica Sprague)

Aboudikro, sapele, sapelli

   

E. utile (Dawe & Sprague) Sprague (=Pseudocedrela utilis Dawe & Sprague)

Assie, sipo, utile

   

Erythrophleum spp.

 

Césalpiniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

E. ivorense A. Chev.

Elon, tali

   

E. suaveolens (Guill. & Perr. ) Brenan (=Fillaea suaveolens Guill. & Perr., =E. guineense G. Don)

Arbre d’épreuve, arbre rouge, judiciale

   

Esenbeckia leiocarpa Engl.

Guarantá, pau-marfim

Rutacées

Dermite

Eucalyptus spp.

Eucalyptus, gommier

Myrtacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

E. delegatensis R.T. Baker

Alpine ash, frêne alpin

   

E. hemiphloia F. Muell. ex Benth. (=E. moluccana Roxb.)

Grey box

   

E. leucoxylon F. Muell.

White ironbark, yellow gum

   

E. maculata Hook.

Eucalyptus tacheté, eucalyptus moucheté, spotted gum

   

E. marginata Donn ex Sm.

Jarrah

   

E. microtheca F. Muell.

Coolibah

   

E. obliqua L’Hér.

Eucalyptus géant, messmate stringybark

   

E. regnans F. Muell.

Eucalyptus élancé, mountain ash

   

E. saligna Sm.

Sydney blue gum

   

Euxylophora paraensis Huber

Buis du Brésil, pau-amarelo

Rutacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Excoecaria spp.

 

Euphorbiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

E. africana (Sond.) Muell. Arg. (Spirostachys africana Sond.)

Tambotie

   

E. agallocha L.

Arbre aveuglant, geor

   

Fagara spp

 

Rutacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

F. flava Krug & Urb. (Zanthoxylum flavum Vahl)

Espenille

   

F. heitzii Aubrév. & Pellegr. (=Zanthoxylum heitzii (Aubrév. & Pellegr.) Waterman)

Olon, olon tendre

   

F. macrophylla (Oliv.) Engl. (=Zanthoxylum macrophyllum Oliv., =Z. gilletii (De Wild.) Waterman)

Bahé, olon dur, olonvogo

   

Fagus spp. (Nothofagus spp.)

Hêtre (hêtre austral)

Fagacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

F. sylvatica L.

Fau, fayard, fouteau, hêtre commun

   

Fitzroya cupressoides (Molina) I. M. Johnst. (=Pinus cupressoides Molina, =F. patagonica Hook. f.)

Alerce de Patagonie, Cyprès de Patagonie, Fitzroya du Chili

Cupressacées

Dermite

Flindersia

 

Rutacées

Dermite

F. australis R. Br.

Crows ash, teak

   

F. brayleyana F. Muell.

Erable du Queensland, Maple silkwood

   

F. pimenteliana F. Muell.

Rose silkwood

   

Fraxinus spp.

Frêne

Oleacées

Dermite

F. excelsior L.

Frêne, frêne commun

   

Gluta spp.

Rengas

Anacardiacées

Dermite, effets toxiques

G. curtsii (Oliv.) Ding Hou (=Melanorrhoea curtisii Oliv.)

Rengas marah keluang

   

G. laccifera (Pierre) Ding Hou (=M. laccifera Pierre)

Son huyet, son tiên

   

G. renghas L.

Rengas

   

G. wallichii (Hook. f.) Ding Hou (=M. wallichii Hook. f.)

Rengas ayer, rengas burung

   

Gonioma kamassi E. Mey.

Gala-gala, Kamassi, kamassie

Apocynacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Gonystylus bancanus (Miq.) Kurz (=Aquilaria bancana Miq., =Gonystylus miquelianus Teijsm. & Binn.)

Asáua, panakuráring, pandit, RAMIN

Gonystylacées (Thyme-laeaceae)

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque

Gossweilerodendron balsamiferum (Vermoesen) Harms (=Pterygopodium balsamiferum Vermoesen)

Agba ntola tola branca, TOLA

Césalpiniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Grevillea robusta A. Cunn. ex R. Br.

Fougère en arbre, grevillea, grevillea robuste

Protéacées

Dermite

Guajacum officinale L.

Bois de gaïac, bois de vie, bois-saint, gaïac officinal, gayac, gayat

Zygophyllacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Guarea spp.

Bossé, guarea

Méliacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

G. cedrata (A. Chev.) Pellegr. (=Trichilia cedrata A. Chev.)

Acajou bossé, bossé, bossé clair, obobo

   

G. laurentii De Wild.

Bossé foncé

   

G. thompsonii Sprague & Hutch.

Diambi

   

Halfordia spp.

 

Rutacées

Dermite, alvéolite allergique extrinsèque

H. papuana Lauterb.

     

H. scleroxyla F. Muell.

Jita

   

Hernandia spp.

 

Hernandiacées

Dermite

H. guianensis Aubl.

Mango taparite, ventosa

   

H. sonora L. (=H. peltata Meisn.)

Hasunoha-giri, sea hearse

   

Hippomane mancinella L.

Mancenillier, arbre à poison, arbre de mort

Euphorbiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Jacaranda spp.

Jacaranda

Bignoniacées

Dermite

J. brasiliana (Lam.) Pers. (Bignonia brasiliana Lam.)

Barbatimão, caroba

   

J. caerulea (L.) Griseb. (=Bignonia caerulea L.)

Abey macho, flamboyán azul

   

Juglans spp.

Noyer

Juglandacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

J. nigra L.

Noyer noir, noyer noir d’Amérique

   

J. regia L.

Noyer, noyer commun, noyer royal

   

Juniperus spp.

Genévrier

Cupressacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

J. phoenicea L.

Genévrier de Phénicie, genévrier rouge

   

J. sabina L.

Genévrier sabine, genévrier fétide, sabine

   

J. virginiana L.

Cèdre rouge, genévrier de Virginie

   

Khaya spp.

Acajou, Khaya

Méliacées

Dermite, alvéolite allergique extrinsèque

K. anthotheca (Welw.) C. DC. (=Garretia anthoteca Welw.)

Acajou blanc

   

K. ivorensis A. Chev.

Acajou d’Afrique

   

K. senegalensis (Desr.) A. Juss. (=Swietenia senegalensis Desr.)

Acajou du Sénégal, Caïlcédrat

   

Laburnum anagyroides Medik. (=Cytisus laburnum L., =Laburnum vulgare J. Presl)

Abour, cytise aubour, faux-ébénier

Papilionacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Larix decidua Mill. (=L. europea DC.)

Mélèze, mélèze commun, mélèze d’Europe

Pinacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Liquidambar styraciflua L.

Copalme américain, liquidambar d’Amérique, noyer satiné, styrax américain

Hamamé-lidacées

Dermite

Liriodendron tulipifera L.

Arbre aux tulipes, tulipier de Virginie

Magnoliacées

Dermite

Lovoa trichilioides Harms. (L. klaineana Pierre ex Sprague)

Dibétou

Méliacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Lucuma procera Mart. (=Pouteria procera (Mart.) T.D. Penn.)

Abiorana-maçaranduba, maçaranduba-verdadeira

Sapotacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Maba ebenus Wight (=M. buxifolia (Rottb.) Pers., =Pisonia buxifolia Rottb.)

Kuroki, philippine ebony persimmon

Ebénacées

Dermite

Machaerium spp.

 

Papilionacées

Dermite

M. pedicellatum Vogel

Jacarandatã

   

M. scleroxylon Tul.

Jacarandá-violeta, pau-ferro, pau-violeta

   

M. violaceum Vogel

Jacarandatã, jacarandá-violeta, pau-santo

   

Madhuca spp.

 

Sapotacées

Dermite

Madhuca longifolia (L) T. Macbr. (=Bassia longifolia L., =Bassia latifolia Roxb., =Illipe latifolia (Roxb.) F. Muell., =Madhuca latifolia (Roxb.) T. Macbr.)

Butter tree, illipe, ippi, moha, mowra butter tree, South Indian mahua

   

Mansonia altissima (A. Chev.) A. Chev. (=Achantia altissima A. Chev.)

Aprono, bété, mansiona, mansonia

Sterculiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Melanoxylon brauna Schott

Arvore-da-chuva, braúna, braúna-preta, graúna

Césalpiniacées

Dermite

Microberlinia spp.

Zebrano, zingana

Césalpiniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

M. bisulcata A. Chev.

     

M. brazzavillensis A. Chev.

     

Millettia spp.

Wengé

Papilionacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

M. laurentii De Wild.

Bois de fer, wengé

   

M. stuhlmannii Taub.

Panga-panga

   

Mimusops spp.

 

Sapotacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque, effets toxiques

M. congolensis De Wild. (=Autranella congolensis (De Wild.) A. Chev.)

Mukulungu, kungulu

   

M. djave Engl. (=Baillonella djave (Engl.) Dubard, =B. toxisperma Pierre)

Acajou kouba, dimpampi, moabi, njali

   

M. heckelii (Pierre ex A. Chev.) Hutch. & Dalziel (=Tieghemella heckelii Pierre ex A. Chev., =Dumoria eckelii A. Chev.)

Baku, makoré

   

Mitragyna spp.

Abura, bahia

Rubiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

M. ciliata Aubrév. & Pellegr. (=Hallea ciliata (Aubrév. & Pellegr.) Leroy, =Hallea ledermannii (K. Krause) Verdc., =Adina ledermannii K. Krause)

     

M. stipulosa (DC.) Kuntze (=Nauclea stipulosa DC., =Hallea stipulosa (DC.) Leroy)

     

Nauclea diderrichii (De Wild. & T. Durand) Merr. (=Sarcocephalus diderrichii De Wild. & T. Durand, =Nauclea trillesii (Pierre ex A. Chev.) Merr., =Sarcocephalus trillesii Pierre ex A. Chev.)

Bilinga

Rubiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Nesogordonia papaverifera (A. Chev.) Capuron (=Cistanthera papaverifera A. Chev.)

Aborbora, kotibé, mutsanga, ovové, tsania

Sterculiacées

Effets toxiques

Ocotea spp.

Ocotéa

Lauracées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

O. bullata (Burch.) Baill.

Bois puant, bois caca, bois de merde, sumNukani

   

O. porosa (Nees) Barroso (=Phoebe porosa (Nees) Mez)

Imbuia

   

O. rodiei (R. H. Schomb.) Mez (=Nectandra rodiei R.H. Schomb., =Chlorocardium rodiei (R.H. Schomb.) Rohwer, H. G. Richt. & van der Werff)

Bois de cœur vert, greenheart, greenheart de Demerara, itaúba-branca

   

O. rubra Mez

Grignon franc de Guyane, louro-vermelho

   

O. usambarensis Engl.

East African camphorwood, kikenzi, litcheche, musoni

   

Paratecoma peroba (Record) Kuhlm. (=Tecoma peroba Record)

Ipê peroba, peroba-de-Campos, péroléa de Rio de Janeiro

Bignoniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Peltogyne venosa (Vahl) Benth. (=Hymenaea venosa Vahl, =P. densiflora Spruce ex Benth.)

Acajou de Cayenne, amarante, bois violet, nazareno, pau-roxo

Césalpiniacées

Effets toxiques

Phyllanthus ferdinandi Müll. Arg. (=Glochidion fernandi (Müll. Arg.) Bailey)

Buttonwood, cheese tree

Euphorbiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Picea spp.

Epicéa, épinette

Pinacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque

P. abies (L.) H. Karst. (=Pinus abies L., =P. excelsa Link)

Epicéa, épicea commun, faux sapin, pesse, sapin rouge

   

P. mariana (Mill.) Britton, Stern & Poggenb. (=Abies ariana Mill.)

Epicéa noir, épinette noire

   

P. polita (Sieber & Zucc.) Carr. (=Abies polita Sieber & Zucc.)

Epicéa à queue de tigre

   

Pinus spp.

Pin

Pinacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

P. radiata D. Don (=Pinus insignis Douglas ex Loudon)

Pin de Monterey, pin radiata, pin remarquable

   

Piptadeniastrum africanum (Hook. f.) Brenan (=Piptadenia africana Hook f.)

Dabema

Mimosacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Platanus spp.

Platane

Platanacées

Dermite

P. pinnata J. R. Forst. & G. Forst.

Fiji longan, ndawa, ndawa moli, ndawa sere, tawa

Sapindacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Populus spp.

Peuplier

Salicacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Prosopis juliflora (Sw.) DC. (=Mimosa juliflora Sw.)

Algaroba, algarobo, prosope

Mimosacées

Dermite

Prunus spp.

Cerisier, prunier

Rosacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

P. serotina Ehrh.

Cerisier d’automne, cerisier noir, cerisier tardif

   

Pseudomorus brunoniana (Endl.) Bureau (=Morus brunoniana Endl., Streblus brunonianus (Endl.) F. Muell.)

Prickly fig, whale bone tree, white handlewood

Moracées

Dermite, effets toxiques

Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco (=Abies menziesii Mirb., =Pseudotsuga douglasii (Lindl.) Carr., =Pinus douglasii Lindl.)

Douglas, douglas vert, pin d’Oregon, sapin de Douglas

Pinacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Pterocarpus spp.

Ptérocarpe

Papilionacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

P. angolensis DC.

Mukwa, muninga, padouk, teck du Transvaal, teck sauvage

   

P. indicus Willd.

Amboine, padouk, santal rouge des Indes

   

P. santalinus L. f.

Barwood, red sandalwood, red sanders tree, rubywood

   

Pycnanthus angolensis (Welw.) Warb. (=Myristica angolensis Welw., =P. kombo (Baill.) Warb., =Myristica kombo Baill.)

Akomu, ilomba

Myristicacées

Effets toxiques

Quercus spp.

Chêne

Fagacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Raputia spp.

Arapoca

Rutacées

Dermite

R. alba (Nees & Mart.) Engl. (=Aruba alba Nees & Mart., =Neoraputia alba (Nees & Mart.) Emmerich)

Arapoca, arapoca branca

   

R. magnifica Engl. (=Neoraputia magnifica (Engl.) Emmerich)

Arapoca, gema-de-ovo

   

Rauvolfia pentaphylla Ducke

Sorva

Apocynacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Sandoricum spp.

Sandoric, sandorie,

Méliacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

S. indicum Cav.

Katon, kra-ton, ketjapi, sentul, thitto

   

Schinopsis spp.

 

Anacardiacées

Dermite, effets toxiques

S. balansae Engl.

Quebracho, q. chaqueño, quebracho colorado, q. colorado chaqueño, q. santafecino

   

S. lorentzii (Griseb.) Engl. (=Loxopterygium lorentzii Griseb.)

Quebracho colorado santiagueño, quebracho santiagueño

   

Semecarpus spp.

 

Anacardiacées

Dermite, effets toxiques

S. australiensis Engl. (=S. anacardium L. pp.)

Marking nut, tar tree

   

Sequoia sempervirens (D. Don) Endl. (=Taxodium sempervirens D. Don)

Redwood, séquoia, séquoia à feuille d’if, séquoia de Californie, séquoia toujours-vert

Taxodiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

Shorea spp.

Lauan, lauan blanc, lauan rouge, meranti, meranti dark red, meranti light red, meranti white, meranti yellow

Diptéro-carpacées

Dermite

S. assamica Dyer

Lauan jaune, meranti blanc

   

Staudtia kamerunensis var. gabonensis (Warb.) Fouilloy (=S. gabonensis Warb., =S. stipitata Warb.)

Kamashi, m’bonda, niové, sussumenga

Myristicacées

Dermite

Swietenia spp.

Acajou, acajou d’Amérique

Méliacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque, effets toxiques

S. macrophylla King

Acajou d’Amérique Centrale, a. d’Amérique du Sud, a. du Guatemala, a. du Honduras

   

S. mahogani (L.) Jacq. (=Cedrela mahogani L.)

Acajou des Antilles, a. de Cuba, a. de Porto Rico, a. de Santo Domingo

   

Swintonia spp.

 

Anacardiacées

Dermite

S. floribunda Griff.

Bagel, kijang, merpauh, mirah

   

S. spicifera Hook. f.

Kerete, mupus

   

Tabebuia spp.

Ipê, lapacho

Bignoniacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

T. alba (Cham.) Sandwith (=Tecoma alba Cham.)

Ipê-amarelo-da-serra, ipe-da-serra, ipê-mandioca, lapachillo, lapacho amarillo

   

T. guayacan (Seem.) Hemsl. (=Tecoma guayacan Seem.)

Guayacán, tahuari

   

T. ipe (Mart. ex K. Schum.) Standl. (=Tecoma ipe Mart. ex K. Schum., =Tabebuia avellanedae Lorentz ex Griseb.)

Ipê-roxo, ipê-rosa, lapacho

   

T. lapacho (K. Schum) Sandwith (=Tecoma lapacho K. Schum.)

Ipê-do-campo, lapacho amarillo

   

T. serratifolia (Vahl) G. Nicholson (=Tecoma araliacea (Cham.) DC.)

Acapro, araguaney, cachovenado, ébène verte, ébène soufré, ipê, ipê-amarelo, ipê-tabaco, ipeúva, koone, pau-d’arco-amarelo

   

Taxus baccata L.

If, if commun

Taxacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque, effets toxiques

Tectona grandis L. f.

Teck

Verbénacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, alvéolite allergique extrinsèque

Terminalia spp.

 

Combrétacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

T. alata Roth (=T. tomentosa (Roxb.) Wight & Arn.)

Chhlik, Indian laurel, laurel, neang phaëk

   

T. superba Engl. & Diels

Afara, fraké, limba,

   

Thuja spp.

Thuya

Cupressacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

T. occidentalis L.

Cèdre blanc, thuya du Canada, thuya de l’Occident

   

T. plicata D. Don

Cèdre rouge de l’Ouest, thuja, thuya géant, western red cedar

   

T. standishii (Gordon) Carrière (=Thujopsis standishii Gordon)

Thuya du Japon

   

Tieghemella spp. (=Dumoria spp.)

Douka, makoré

Sapotacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme, effets toxiques

T. africana Pierre (=Dumoria africana (Pierre) Dubard)

Douka

   

T. heckelii Pierre ex A. Chev. (=Dumoria heckelii A. Chev.)

Baku, makoré

   

Triplochiton scleroxylon K. Schum.

Abachi, ayous, obéché, samba, wawa

Sterculiacées

Dermite, conjonctivite-rhinite, asthme

Tsuga heterophylla (Raf.) Sarg. (=Abies heterophylla Raf.)

Hemlock, hemlock de l’Ouest, tsuga de Californie, tsuga de l’Ouest, pruche de l’Ouest

Pinacées

Dermite

Turraeanthus africanus (Welw. ex C. DC.) Pellegr. (=Guarea africana Welw. ex C. DC.)

Avodiré, lusamba

Méliacées

Dermite, alvéolite allergique extrinsèque

Ulmus spp.

Orme

Ulmacées

Dermite

Vitex spp.

 

Verbénacées

Dermite

V. ciliata Pierre ex Pellegr.

     

V. congolensis De Wild. & T. Durand

Difundu

   

V. pachyphylla Baker

Evino

   

Xylia xylocarpa (Roxb.) Taub. (=Mimosa xylocarpa Roxb., =X. dolabriformis Benth.)

Arbre de Jamba, bois de fer de Birmanie, pyinkado

Mimosacées

Conjonctivite-rhinite, asthme

Zollernia paraënsis Huber

Pau-santo

Césalpiniacées

Dermite, effets toxiques

Source: d’après Istituto del Legno, Florence (Italie).

L’usage de plus en plus courant des machines-outils à commande numérique à haut rendement, telles que défonceuses, tenonneuses et tours, engendre des émissions accrues de poussières de bois et nécessite l’application de nouvelles techniques de dépoussiérage.

Dépoussiérage. Dans un atelier, la poussière est éliminée en majeure partie au moyen de systèmes d’aspiration à la source. Il se produit malgré tout une forte accumulation de poussières ultrafines qui se déposent sur la charpente et d’autres parties du bâtiment, surtout dans les zones de ponçage. Cette situation est dangereuse et présente des risques d’incendie et d’explosion élevés. Une inflammation instantanée, se produisant sur des surfaces recouvertes de poussières, peut être suivie d’explosions d’intensité croissante. Pour limiter ces risques, il est recommandé de dresser une liste de mesures préventives en s’inspirant du modèle ci-joint (voir encadré).

Liste type des mesures de protection contre les risques liés aux poussières de bois

L’ordre et la propreté
  1. Un programme quotidien d’ordre et de propreté est essentiel.
  2. Toute accumulation de plus de 3 mm d’épaisseur de poussières, à quelque endroit que ce soit, indique qu’un nettoyage est nécessaire. Se rappeler en outre que toute accumulation de poussières peut être une cause d’incendie. Plus les poussières sont fines et plus les risques sont élevés.
  3. Enlever fréquemment les poussières de bois.
    1. Epousseter chaque jour les endroits situés à proximité des surfaces chaudes.
    2. Faire le plus souvent possible, et au moins deux fois par an, un dépoussiérage à l’air comprimé ou à l’aspirateur de tout le bâtiment, y compris sur la charpente.
    3. Lorsque les concentrations de poussières sont élevées, nettoyer de petites surfaces à la fois.
    4. Plus le taux d’humidité est bas, plus les risques sont élevés et il doit en être tenu compte pendant le dépoussiérage à l’air comprimé.
  4. Prévoir les opérations de dépoussiérage à l’air comprimé ou de nettoyage lorsque l’équipement ne fonctionne pas, comme les vendredis après-midi et les fins de semaine.
L’entretien de l’équipement électrique
  1. Inspecter et nettoyer régulièrement tous les moteurs pour éviter l’accumulation de poussières.
  2. S’assurer que tous les boîtiers et panneaux électriques sont conformes au code en vigueur en fonction de leur emplacement.
  3. Etre attentif à tous les bruits insolites, aux odeurs inhabituelles et aux dépôts de poussières sur les machines et les moteurs. Vérifier fréquemment les moteurs et les autres appareils électriques pour détecter les cas de surchauffe.
  4. S’assurer que le personnel d’entretien ou d’exploitation graisse à la fréquence voulue les roulements des moteurs, les convoyeurs, les chaînes et les roues dentées.
  5. S’assurer que les panneaux et boîtiers électriques sont maintenus fermés et veiller à les nettoyer pour éviter l’accumulation de poussières; vérifier notamment l’obturation des passages de câbles.
La prévention des incendies
  1. Faire respecter les interdictions de fumer dans les endroits où elles sont en vigueur.
  2. Instaurer des procédures pour l’octroi de permis de travail dans les zones à haute température et s’assurer qu’elles sont respectées.
  3. Ne pas tolérer que des machines à commande manuelle fonctionnent sans surveillance.
  4. Installer un dispositif à l’entrée du système d’aspiration des poussières pour empêcher les bandes de ponçage et d’autres éléments pouvant produire des étincelles de s’y introduire et de causer un incendie.
  5. Installer des aimants sur le système de convoyeurs et des détecteurs de métal dans la déchiqueteuse pour empêcher que des pièces métalliques ne s’y introduisent. Adopter des mesures et des méthodes pour éviter que des pièces métalliques ou d’autres corps étrangers ne pénètrent dans les hache-bois.
  6. Inspecter toutes les semaines ou tous les mois les systèmes de protection contre l’incendie, y compris les extincteurs, les tuyaux d’incendie, les systèmes d’alarme et les vannes du système d’extinction automatique.
  7. S’assurer qu’il n’y a pas d’accumulation de poussières dans les chaufferies ou sur le matériel de chauffage, que des procédures écrites de mise en marche des chaudières existent et sont appliquées et que le matériel répond aux normes.
  8. Formuler les mesures à prendre pour la lutte contre les incendies dus aux poussières.
  9. Demander au chef du service local de sapeurs-pompiers ou à l’assureur de procéder à une inspection méticuleuse.
  10. Encourager les exercices d’alerte et les visites du service local de sapeurs-pompiers.
  11. Installer des dispositifs de détection des étincelles et d’extinction dans le système de collecte des poussières et vérifier régulièrement s’ils fonctionnent bien.
  12. Réviser périodiquement les plans d’évacuation, les systèmes d’éclairage de secours et les exercices d’alerte pour chaque équipe.
Divers
  1. Contacter l’assureur pour qu’il aide à détecter les risques pour la sécurité et la santé et les risques d’incendie.
  2. Contacter les organismes gouvernementaux compétents en matière de sécurité pour obtenir de l’aide supplémentaire.
  3. Ne permettre aux employés de pénétrer dans les silos à poussières qu’à condition que les consignes de sécurité concernant les espaces confinés soient respectées.
  4. Tous les opérateurs doivent contrôler que les systèmes de dépoussiérage fonctionnent bien et signaler immédiatement le moindre problème à la direction.
  5. Il doit être vérifié qu’aucun objet n’obstrue les conduits du système de dépoussiérage.
  6. Il est recommandé d’attirer l’attention de tous les cadres, membres du comité de sécurité et travailleurs sur cette liste de recommandations afin qu’elle soit appliquée le mieux possible.

Les risques liés aux opérations d’assemblage

Des colles de toute nature sont utilisées pour assembler placages et panneaux manufacturés, selon les caractéristiques recherchées pour le produit fini. A l’exception de la colle à base de caséine, les adhésifs naturels ne sont pas très utilisés; par contre, l’usage des adhésifs synthétiques comme la colle d’urée-formaldéhyde est très largement répandu. Ces adhésifs synthétiques peuvent causer des affections cutanées ou une intoxication systémique, surtout ceux qui libèrent du formaldéhyde ou des solvants organiques dans l’atmosphère. Il est recommandé de manipuler les colles dans des lieux bien aérés et d’équiper les sources d’émission de vapeur d’un système de ventilation par extraction. En cas de nécessité, on doit fournir aux travailleurs des gants, des crèmes de protection, des masques et des lunettes protectrices.

Les parties mobiles et, plus particulièrement, les lames des trancheuses, des jointeuses et des massicots à placages doivent être munies de protecteurs. Il peut être nécessaire d’adopter des commandes à deux mains.

Les risques liés aux opérations de finition

Finition des surfaces. Les solvants utilisés comme supports de pulvérisation des pigments ou comme diluants peuvent contenir de nombreux composés organiques volatils (COV) susceptibles d’atteindre des concentrations toxiques et explosives dans l’air. En outre, de nombreux pigments pulvérisés et en suspension dans l’atmosphère (pigments de plomb, de manganèse et de cadmium, par exemple) ont des effets toxiques chez les personnes qui les respirent. Chaque fois que des concentrations dangereuses de vapeurs ou d’aérosols peuvent se produire (peinture au pistolet en cabine, par exemple), on doit utiliser un système d’aspiration forcée ou des dispositifs de pulvérisation d’eau. Toute source potentielle d’inflammation, qu’il s’agisse d’une flamme, de matériel électrique ou de charges d’électricité statique, doit être éliminée avant le début de chaque opération.

Un programme d’information sur les matières dangereuses devrait être mis en place pour mettre les travailleurs en garde contre tous les risques inhérents aux produits chimiques toxiques, réactifs, corrosifs ou inflammables que contiennent les produits de finition, les colles et les solvants, et pour leur indiquer les mesures de précaution à prendre. Il doit être interdit de manger dans les endroits où ces produits sont mis en œuvre. Il est impératif d’entreposer en lieu sûr les produits inflammables et de se débarrasser par des méthodes sûres des chiffons et de la laine métallique imbibés de produits qui risquent de s’enflammer spontanément.

Prévention des incendies. Etant donné la nature hautement inflammable du bois (surtout sous forme de poussières et de copeaux) et de plusieurs autres produits dont on se sert dans un atelier de menuiserie (tels que solvants, colles et produits de revêtement), on n’insistera jamais assez sur l’importance des mesures de prévention des incendies, à savoir:

Les problèmes environnementaux et de santé publique

La fabrication d’articles industriels en bois peut s’effectuer sans causer de dommages durables à l’environnement. Aussi, il est possible d’effectuer les coupes forestières de manière que de nouveaux arbres remplacent ceux qui ont été abattus. Les déboisements importants, comme ceux qui ont été pratiqués dans les forêts pluviales, peuvent être combattus. Les déchets de l’usinage du bois (sciure, copeaux, par exemple) peuvent être utilisés pour la production de panneaux de particules ou comme combustible.

L’élimination des déchets solides et des eaux de traitement usées pose incontestablement certains problèmes environnementaux pour l’industrie du travail du bois, mais le principal sujet de préoccupation reste celui des émissions atmosphériques résultant de l’utilisation des déchets de bois comme combustible, et celles provenant des opérations de finition pour lesquelles des solvants sont employés en grande quantité. On utilise souvent des chaudières à bois pour le séchage, tandis que la plupart des produits de finition sont appliqués par pulvérisation. Dans les deux cas, il est nécessaire d’adopter des moyens de prévention technique permettant de réduire les quantités émises de particules aériennes et de récupérer ou d’incinérer les composés volatils.

Des mesures devraient être prises pour réduire l’exposition des opérateurs aux produits chimiques toxiques, et remplacer ces derniers par des produits moins dangereux. En outre, l’utilisation de produits de finition à base d’eau à la place de produits à base de solvants diminuera les risques d’incendie.

LES DÉFONCEUSES

Beat Wegmüller

On utilise généralement des défonceuses à poste fixe pour la fabrication d’articles de bois et d’ameublement, mais parfois aussi pour l’usinage des matières plastiques et des alliages légers. Les principaux types de défonceuses sont les fraiseuses de modelage, les machines à têtes mobiles et les copieuses automatiques. Celles-ci servent en général à usiner plusieurs pièces à la fois.

Sur toutes les défonceuses, l’outil est situé au-dessus du support (habituellement une table) sur lequel repose la pièce à façonner. L’arbre de la fraise est presque toujours vertical mais, sur certaines machines, la tête de fraise et, par conséquent, son arbre peuvent être basculés. La tête est abaissée pour l’opération de fraisage de la pièce de bois et revient automatiquement à sa position de repos. Sur les modèles anciens, la tête s’abaisse au moyen d’une pédale mécanique ou d’un levier. Les modèles plus récents sont généralement dotés d’un système pneumatique ou hydraulique. La figure 86.14 représente divers accessoires (presseurs, guides, etc.) et le protecteur conçu par la Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accident (SUVA).

Figure 86.14 Dispositif protecteur SUVA sur une défonceuse en position
de fonctionnement

Figure 86.14

L’arbre de la fraise est actionné par l’intermédiaire d’une courroie ou par un moteur à haute fréquence, souvent à deux vitesses. Le régime de rotation de l’arbre varie généralement entre 6 000 et 24 000 tr/min. Il est plus bas sur les fraiseuses de modelage, où il peut descendre jusqu’à 250 tr/min. Ces machines sont souvent équipées d’une boîte de vitesses permettant de choisir le régime de travail.

Le diamètre de coupe de la fraise varie de 3 à 50 mm. Cependant, sur les fraiseuses de modelage spéciales, le diamètre peut atteindre 300 mm.

Les outils

Sur les défonceuses, on utilise principalement des outils à un taillant en cuiller ou à deux taillants droits, ou un outil d’une seule pièce. Comme tout autre outil, ils doivent être conçus pour supporter les forces et les sollicitations prévues en fonctionnement et être fabriqués dans des matériaux suffisamment résistants. Les machines doivent être utilisées et entretenues selon les instructions du fabricant.

Chaque outil devrait:

Les dispositifs protecteurs

Sur les défonceuses, où l’outil est mobile et la pièce à ouvrer fixe, l’accès à l’outil en mouvement doit être bloqué par un dispositif réglable (protecteur de mains). En outre, la machine doit être dotée d’un dispositif protecteur mobile pouvant être abaissé sur la surface de la pièce à ouvrer. L’extrémité inférieure de ce protecteur mobile peut être une brosse.

Dans le cas d’une défonceuse où la pièce à ouvrer est tenue ou poussée à la main, il est fortement recommandé d’utiliser un dispositif de protection exerçant une pression verticale sur la pièce. La SUVA a conçu un dispositif de ce genre qui est utilisé depuis la fin des années quarante et reste le meilleur de sa catégorie. Ses principales caractéristiques sont les suivantes:

Figure 86.15 Dispositif protecteur selon la figure 86.14, avec tête de fraise
en position de repos

Figure 86.15

Ce dispositif protecteur permet également de faire avancer la pièce de bois le long d’un guide au moyen d’un poussoir horizontal.

Les risques

On a constaté que les défonceuses sont moins dangereuses que les toupies à arbre vertical, notamment en raison du fait que la plupart des outils des défonceuses sont de diamètre plus petit. Cependant, sur ces machines, les outils sont très exposés et présentent un risque constant pour les mains et les bras de l’opérateur. Par conséquent, les défonceuses à copier, où la pièce à ouvrer est généralement amenée à la main, sont de loin les plus dangereuses.

Les causes d’accident

Les principales causes des accidents liés aux défonceuses sont les suivantes:

Les reculs peuvent être causés par:

L’éjection d’un outil ou d’une pièce de bois peut blesser non seulement l’opérateur, mais aussi d’autres personnes travaillant à proximité.

Les mesures de prévention des accidents

Les mesures de prévention des accidents doivent être axées sur:

La conception et la construction de la machine

Les défonceuses doivent être conçues de manière à limiter les risques d’accident. Il convient de s’assurer que:

Il est en outre recommandé d’équiper le mécanisme d’entraînement de l’outil d’un frein automatique qui entre en fonction lorsqu’on arrête la machine. Le freinage ne doit pas prendre plus de 10 secondes.

LES RABOTEUSES

Beat Wegmüller

L’origine des raboteuses à poste fixe remonte au début du XIXe siècle. Sur les premières machines de ce type, la pièce de bois, fixée à un chariot, était amenée sous un arbre horizontal équipé de fers sur toute la largeur. En 1850 a été construite en Allemagne une raboteuse où la pièce de bois était amenée sur un porte-outil à lames situé entre deux tables servant à la positionner et à la maintenir en place. A l’exception de quelques améliorations techniques, le modèle de base est resté le même jusqu’à aujourd’hui. Ce type de machine est appelé dégauchisseuse ou dresseuse (voir figure 86.7).

Plus récemment ont été introduites des machines conçues pour raboter la face supérieure d’une pièce de bois afin d’obtenir une épaisseur prédéterminée grâce à un porte-outil à rotation selon un axe horizontal. La distance entre le diamètre du cercle de coupe et la surface de la table supportant la pièce de bois est réglable. C’est ce que l’on appelle les raboteuses une face.

Ces deux types de machines de base ont finalement été combinés en une seule machine capable d’effectuer à la fois le dégauchissage et le rabotage d’épaisseur. Cette amélioration est à l’origine des raboteuses permettant de travailler deux, trois ou quatre faces en une seule passe.

Sur le plan de la sécurité et de la santé au travail, il est fortement recommandé de prendre certaines mesures afin d’évacuer les poussières et les copeaux de bois produits par la raboteuse (notamment en la raccordant à un système de dépoussiérage). Les poussières produites par le bois de feuillus (chêne, hêtre) et par les essences tropicales sont particulièrement dangereuses pour la santé et doivent être évacuées. Il faut également prendre certaines mesures pour réduire le niveau du bruit produit par les raboteuses. Un frein automatique pour le porte-outil est obligatoire dans de nombreux pays.

Les dégauchisseuses

Une dégauchisseuse est une machine à bâti rigide soutenant une table d’entrée et une table de sortie. Le porte-outil est situé entre les deux tables et monté sur l’entraîneur. Le bâti devrait être construit de façon ergonomique (par exemple, il devrait permettre à l’opérateur de travailler dans une position confortable).

Les dispositifs de commande manuels devraient être installés de façon que l’opérateur ne soit pas dans une position dangereuse lorsqu’il les actionne et de manière à réduire le plus possible les risques de manœuvre involontaire.

Le côté du bâti faisant face à l’opérateur ne doit pas comprendre de pièces protubérantes, telles que volants ou leviers. La table située en aval du porte-outil (table de sortie) est normalement réglée à la même hauteur que le cercle de coupe du porte-outil. La table située en amont du porte-outil (table d’amenée) est réglée à un niveau inférieur pour permettre d’obtenir l’épaisseur de coupe désirée. Les bords des tables et le porte-outil ne devraient jamais pouvoir entrer en contact, quelle que soit la hauteur de réglage des tables. Cependant, la distance entre les bords des tables et le cercle de coupe du porte-outil doit être aussi réduite que possible, de façon que la pièce de bois à raboter soit bien soutenue.

La dégauchisseuse sert principalement à dresser les faces et les chants des planches. La position des mains sur la pièce de bois est importante afin que l’opérateur puisse effectuer un bon travail en toute sécurité. Pour le dégauchissage des faces, la pièce de bois devrait, dans un premier temps, être poussée d’une main et maintenue à plat de l’autre sur la table d’alimentation. Dès qu’une longueur suffisante de bois se trouve sur la table de sortie, l’opérateur peut sans danger poser sa deuxième main de l’autre côté du protecteur du porte-outil pour presser le bois sur la table de sortie, puis l’autre main pour terminer l’opération. Lorsqu’on effectue le dressage des chants, les mains ne devraient pas passer par-dessus le porte-outil quand il est en contact avec le bois. Elles servent principalement à exercer une pression horizontale sur la pièce de bois pour la maintenir plaquée contre le guide.

Le bruit causé par le porte-outil rotatif dépasse souvent le seuil de tolérance auditive. Il est par conséquent nécessaire de prendre certaines mesures afin d’en abaisser le niveau. En voici quelques-unes qui se sont révélées efficaces dans le cas des dégauchisseuses:

On parvient ainsi à obtenir une réduction du niveau de bruit allant jusqu’à 12 dBA au ralenti et 10 dBA en charge.

Le profil transversal des porte-outils devrait être de forme circulaire et les rainures et trous d’évacuation des copeaux devraient être aussi petits que possible. Il importe que les lames et accessoires soient bien fixés, de préférence au moyen d’un système de blocage par butée.

Le porte-outil tourne généralement à des vitesses de 4 500 à 6 000 tr/min. Le diamètre des porte-outils de modèle classique varie entre 56 et 160 mm et leur longueur (largeur utile) entre 200 et 900 mm. Comme dans le cas du fraisage classique, la surface de la pièce de bois rabotée au moyen d’un porte-outil est composée d’arcs de cercle. La qualité de surface dépend par conséquent de la vitesse et du diamètre du porte-outil, du nombre de couteaux et de la vitesse d’amenée.

Il est recommandé d’équiper les dégauchisseuses d’un frein automatique pour le porte-outil. Le frein devrait s’enclencher dès que l’on arrête la machine et le temps de freinage ne devrait pas dépasser 10 secondes.

Un protecteur fixé au guide ou à son support devrait empêcher l’accès à la partie du porte-outil située en arrière du guide. En avant du guide, le porte-outil sera équipé d’un protecteur réglable fixé à la machine (au bâti côté table de sortie, par exemple) (voir figure 86.16). Un protecteur fixe devrait interdire l’accès aux diverses parties du mécanisme de transmission.

Figure 86.16 Protecteur du porte-outil en arrière du guide

Figure 86.16

Les risques

Comme le porte-outil tourne dans le sens opposé de celui de l’amenée de la pièce de bois, un recul est toujours possible. Si la pièce de bois est éjectée, la main ou les doigts de l’opérateur peuvent entrer en contact avec le porte-outil, sauf si celui-ci est muni d’un dispositif protecteur efficace. Par ailleurs, il arrive souvent que la main vienne toucher le porte-outil quand la pièce de bois est poussée sur la machine avec les doigts étendus et non avec le poing. Enfin, les couteaux qui ne sont pas fixés convenablement peuvent être éjectés sous l’effet de la force centrifuge et causer des blessures graves ou des dégâts matériels.

Les systèmes protecteurs pour dégauchisseuses

Dans de nombreux pays, la réglementation concernant l’utilisation des dégauchisseuses prescrit que le porte-outil doit être couvert d’un système de protection réglable destiné à empêcher le contact accidentel de la main de l’opérateur avec cette partie de la machine lorsqu’elle est en fonctionnement.

En 1938, la SUVA a mis sur le marché un protecteur répondant à tous les critères, qui a fait, au fil des ans, la preuve de son utilité en matière de sécurité, tout en facilitant la plupart des opérations. Sa valeur est largement reconnue dans la profession en Suisse, et presque toutes les dégauchisseuses industrielles en sont équipées. Les caractéristiques techniques de ce protecteur ont été reprises dans l’ébauche de normes européennes sur les dégauchisseuses. Ses principales caractéristiques sont d’être:

Toutefois, des accidents surviennent encore. Ceux-ci sont principalement dus à un mauvais réglage du protecteur. Par conséquent, les ingénieurs de la SUVA ont mis au point un protecteur de type monobloc qui couvre automatiquement la partie du porte-outil située en avant du guide et exerce constamment une certaine pression contre la pièce de bois ou le guide. Ce protecteur est sur le marché depuis 1992.

Les principales caractéristiques techniques de ce nouveau type de protecteur, appelé «Suvamatic», sont les suivantes:

Les raboteuses une face

Le bâti d’une raboteuse une face supporte le porte-outil, la table et les éléments d’amenée.

Lorsque la pièce de bois a été dressée sur face et sur chant à la dégauchisseuse, elle est amenée à l’épaisseur voulue sur la raboteuse. Contrairement à celui de la dégauchisseuse, le porte-outil de la raboteuse est situé au-dessus de la table et la pièce de bois n’est plus poussée à la main, mais est entraînée par des rouleaux. Ces rouleaux d’entraînement sont actionnés par un moteur séparé (d’environ 1 kW) ou par l’intermédiaire d’un réducteur de vitesse entraîné par le moteur du porte-outil. Lorsqu’ils sont actionnés par un moteur autonome, la vitesse d’entraînement demeure constante, mais lorsqu’ils le sont par le moteur du porte-outil, la vitesse varie en fonction de celle du porte-outil. Des vitesses d’entraînement de 4 à 35 m/min sont courantes.

Deux rouleaux entraîneurs à ressorts exercent une pression sur la surface supérieure de la pièce de bois. Le rouleau situé en avant du porte-outil est rainuré pour une meilleure prise sur la pièce de bois; par contre, le rouleau côté sortie est lisse. Deux barres de pression situées à proximité du porte-outil, une à l’entrée et l’autre à la sortie, maintiennent fermement la pièce de bois sur la table, ce qui assure un rabotage propre et uniforme. La forme et la disposition des rouleaux entraîneurs et des barres de pression devraient être telles que leur contact avec le porte-outil soit impossible lorsqu’il tourne.

Des rouleaux entraîneurs et des barres de pression disposés en plusieurs groupes permettent de raboter simultanément deux pièces de bois ou plus d’épaisseurs légèrement différentes. Ce mode de disposition des rouleaux et des barres de pression est essentiel pour la prévention des accidents. La largeur de chaque section de rouleaux entraîneurs ou de barres de pression ne devrait pas dépasser 50 mm.

Deux rouleaux libres sont encastrés dans la table. Ils servent à faciliter le passage de la pièce de bois.

La surface de la table doit être bien plane et complètement exempte de rainures ou de trous. Il est arrivé en effet que l’opérateur se coince les doigts entre des cavités de ce genre et la pièce de bois. Le réglage vertical de la table peut être manuel ou hydraulique. Une butée mécanique devrait empêcher tout contact de la table avec le porte-outil ou avec les rouleaux entraîneurs. Il faut s’assurer que, grâce au mécanisme de réglage vertical, la table peut être maintenue dans une position stable.

Pour empêcher l’introduction dans la machine de pièces de bois de trop grosse taille, un dispositif qui limite leur hauteur (une tige ou une barre fixe, par exemple) est installé du côté amenée de la machine. La hauteur maximale entre la surface de la table dans sa position la plus basse et le dispositif de sécurité en question dépasse rarement 250 mm. La largeur utile normale varie entre 315 et 800 mm (mais elle peut atteindre 1 300 mm dans le cas de machines spéciales).

Le diamètre du porte-outil est généralement compris entre 80 et 160 mm. Normalement, il est muni de quatre lames. Le porte-outil tourne à des vitesses situées entre 4 000 et 6 000 tr/min et sa puissance d’entraînement varie de 4 à 20 kW. La profondeur de coupe maximale est de 10 à 12 mm.

Pour réduire les risques de recul de la pièce, les raboteuses une face devraient être équipées d’un dispositif antirecul couvrant toute la largeur utile de la machine. Ce dispositif est généralement composé de plusieurs éléments rainurés disposés sur une barre. La largeur de chacun des éléments varie entre 8 et 15 mm et ils retombent en position initiale sous l’effet de leur propre poids. Le point le plus bas des éléments rainurés en position de repos devrait être situé à 3 mm au-dessous du cercle de coupe du porte-outil. Ces éléments devraient être fabriqués dans un matériau (de préférence l’acier) ayant une résilience de 15 J/cm2 et une dureté superficielle de 100 HB.

Les mesures suivantes de réduction du bruit se sont avérées efficaces sur les raboteuses une face:

Un système de carter complet efficace peut réduire le niveau sonore de 20 dBA.

Les risques

La première cause d’accident sur les raboteuses une face est le recul de la pièce de bois, qui peut être dû aux facteurs suivants:

Les autres causes courantes d’accident sont les suivantes:

La dégauchisseuse et raboteuse combinée

La structure et le fonctionnement des machines combinées (voir figure 86.17) sont semblables à ceux des machines simples décrites ci-dessus. Il en va de même pour la vitesse d’amenée, la puissance du moteur et le réglage des tables ou des rouleaux. Pour le rabotage d’épaisseur, les tables de dégauchissage sont retirées, repliées ou relevées latéralement, mettant à découvert le porte-outil, lequel est surmonté d’une hotte d’aspiration des copeaux qui sert en même temps de protecteur. Les machines combinées sont principalement utilisées dans les petits ateliers où le nombre de travailleurs est peu élevé et l’espace limité (dans les cas où l’installation de deux machines simples est impossible ou non rentable).

Figure 86.17 Dégauchisseuse-raboteuse

Figure 86.17

Le passage d’une opération à l’autre prend souvent beaucoup de temps et peut être gênant lorsqu’on n’a que quelques pièces de bois à usiner. En outre, la machine ne peut généralement être utilisée que par une seule personne à la fois. Cependant, depuis 1992, il existe des machines permettant d’exécuter simultanément les deux opérations (dégauchissage et rabotage d’épaisseur).

Pour ce qui est des risques, ils sont en grande partie identiques à ceux qui ont été signalés en ce qui concerne les machines simples.

LES EFFETS SUR LA SANTÉ ET LES TYPES DE MALADIES

Leon J. Warshaw

Les problèmes de sécurité et de santé dans l’industrie forestière et dans l’industrie du bois sont examinés respectivement aux chapitres no 68 «La foresterie» et no 71 «L’industrie du bois» de l’Encyclopédie. Le présent article concerne le bois tel qu’il provient de la scierie et tel qu’il est utilisé en menuiserie et pour la fabrication de meubles ou autres articles. Ces activités se pratiquent principalement dans de petites entreprises. La plupart des personnes qui y travaillent en tant qu’entrepreneurs ne sont en général pas classées dans la catégorie des employés. Beaucoup d’autres sont des particuliers qui font du bricolage à domicile où ils ont un atelier. Cela signifie qu’une forte proportion d’entre eux n’ont pas une formation suffisante et ne sont qu’à peine supervisés, ou pas du tout; en outre, souvent, leurs machines ne sont pas munies de protecteurs adéquats et ils ne possèdent pas d’équipement de protection.

Ahman et coll. (1995), Ahman, Holmstrom et Ingelman-Sundberg (1995) et Ahman et coll. (1996) se sont intéressés à l’exposition des enseignants d’arts industriels et du travail du bois en Suède. Par comparaison avec un groupe témoin non exposé, ces enseignants se plaignaient de certains effets et problèmes nasaux marqués (mais la plupart du temps réversibles) qui croissaient au fur et à mesure de la semaine avec le nombre de cours donnés et qui s’atténuaient les fins de semaine, alors que les concentrations de poussières auxquelles ils étaient exposés restaient inférieures à la limite de 2 mg/m3 fixée par le gouvernement. A titre d’information, dans plusieurs établissements des Pays-Bas, les niveaux de poussières dépassaient régulièrement cette limite et, pendant les opérations de ponçage dans une fabrique de meubles, presque toutes les expositions dépassaient la limite locale de 5 mg/m3 (Scheeper, Kromhout et Boleij, 1995).

Les accidents corporels

Les accidents corporels sont le problème le plus courant dans les industries du bois et du travail du bois. Ils sont plus fréquents chez les jeunes travailleurs inexpérimentés et sont la plupart du temps relativement bénins. Par contre, ils entraînent parfois une invalidité de longue durée, voire la perte d’une extrémité. Les cas les plus fréquents sont les échardes, éventuellement infectées, les lacérations, les entailles et les amputations résultant d’une mauvaise utilisation ou d’une protection insuffisante des machines à bois (Ma, Wang et Chou, 1991), les entorses et les foulures dues à l’emploi d’une méthode inadaptée pour lever des charges lourdes ou à une position inappropriée pendant le travail (Nestor, Bobick et Pizatella, 1990), les microtraumatismes répétés aux mains ou aux épaules et les lésions oculaires. La plupart, voire la totalité, de ces problèmes peuvent être évités grâce à une formation adéquate, une utilisation judicieuse des protecteurs ou autres dispositifs de sécurité des machines et par le port d’équipements de protection individuelle tels que gants et lunettes. En ce qui concerne les échardes, il est recommandé de les extraire et de désinfecter la plaie sans tarder. Quant aux autres blessures, les premiers soins permettent de réduire les risques d’incapacité.

Les poussières de bois

On est exposé à des poussières de bois partout où l’on scie, taille, rabote, toupille ou ponce du bois. Les effets varient selon l’intensité et la durée de l’exposition et selon la grosseur des particules. Celles qui atteignent les yeux peuvent causer une irritation et les effets des poussières de bois accumulées dans les replis cutanés peuvent être aggravés par la transpiration et par le contact avec des produits chimiques, ce qui cause parfois une irritation parfois avec surinfection. Ces effets peuvent toutefois être réduits grâce au dépoussiérage, au port de masques et de vêtements protecteurs et à l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène personnelle.

Les voies rhino-pharyngiennes et respiratoires

Les poussières de bois s’accumulant dans les voies nasales peuvent affecter l’épuration mucociliaire et réduire la sensibilité olfactive (Andersen, Solgaard et Andersen, 1976; Ahman et coll., 1996). Elles peuvent causer de l’irritation, des éternuements fréquents, des saignements de nez et une infection des sinus (Imbus, 1994).

L’exposition à la poussière dans les fabriques de meubles (Whitehead, Ashikaga et Vacek, 1981) et les scieries (Hessel et coll., 1995) entraîne chez les travailleurs une diminution du volume expiratoire maximum seconde (VEMS1) et de la capacité vitale expiratoire forcée (CVF), après ajustement pour l’âge, la taille et le tabagisme. Elle provoque un accroissement important de la dyspnée et du sifflement respiratoire accompagné d’une sensation d’oppression; elle est en outre une cause de bronchite ou d’asthme. On ne possède toutefois aucune preuve convaincante que l’exposition aux poussières de bois puisse être la cause d’autres maladies pulmonaires de type non cancéreux (Imbus, 1994). Selon une étude prospective de suivi de six ans sur 350 000 Américains de sexe masculin, les 11 541 personnes qui ont déclaré avoir travaillé dans un des secteurs de l’industrie du bois présentaient un risque relatif de mortalité par maladies respiratoires bénignes moins élevé que chez les travailleurs non exposés aux poussières de bois (Demers et coll., 1996).

Les allergies et l’asthme

Certaines essences, et principalement le teck, le mansonia et le pin de Monterey, contiennent des éléments chimiques causant des irritations (voir tableau 86.1 pour une liste détaillée des essences, de leur origine géographique et de leurs effets sur la santé). Certaines essences peuvent causer une dermite de contact allergique (pin Douglas, cèdre de l’Ouest, peuplier, palissandre, teck, acajou africain et autres bois «exotiques»). Le cèdre de l’Ouest, le palissandre, l’acajou et d’autres essences exotiques causent également l’asthme (Imbus, 1994).

Le cancer

Un nombre anormalement élevé de cas de cancer du nez a été signalé chez les travailleurs du bois australiens, canadiens, danois, finlandais, français, italiens, néerlandais, britanniques et américains (Imbus, 1994). Une analyse collective de 12 études de cohorte cas-témoins, effectuées dans 7 pays, a confirmé la présence d’un risque élevé de cancer du rhino-pharynx chez les travailleurs du bois (Demers et coll., 1995). La cause n’en est pas connue mais, selon des études britanniques et américaines, les risques de cancer du nez chez les travailleurs de fabriques de meubles ont diminué depuis la seconde guerre mondiale, probablement en raison de l’évolution des procédés de fabrication (Imbus, 1994). Aucun risque excédentaire de cancer du nez et des sinus n’a été observé chez les 45 399 travailleurs exposés aux poussières de bois parmi les 362 823 hommes qui ont participé à l’étude sur la prévention du cancer réalisée par la Société américaine de recherche sur le cancer (American Cancer Society) sur six ans. Au contraire, les chercheurs signalent un nombre de cas peu élevé. Ils ont toutefois constaté un accroissement particulièrement marqué de la mortalité due au cancer du poumon chez les travailleurs du bois ayant été exposés à l’amiante ou au formaldéhyde, ce qui porte à croire que l’exposition à ces cancérogènes connus a été la cause de l’augmentation des risques observée (Stellman et coll., 1998).

L’exposition aux matières chimiques

Le bois peut contenir des contaminants biologiques. Ainsi, les moisissures et les champignons qui poussent souvent sur l’écorce des arbres peuvent causer des réactions allergiques. L’inhalation des spores fongiques que l’on trouve sur l’érable, le séquoia et le phellodendre peut causer une coniosporose, une séquoiose ou une subérose (Imbus, 1994).

Souvent, le bois contient en outre des produits chimiques industriels appliqués pendant les opérations de transformation tels que des adhésifs, des solvants, des liants à base de résine, des insecticides et fongicides, des enduits hydrofuges, des peintures et des pigments, des laques et des vernis. La plupart de ces produits sont volatils et peuvent être libérés dans l’air ambiant pendant le traitement, le séchage ou l’incinération du bois; ils se retrouvent également dans les poussières de bois. Les plus importants sont le toluène, le méthanol, le xylène, le méthyléthylcétone, l’alcool n-butylique, le 1,1,1-trichloroéthane et le dichlorométhane (EPA, 1995), qui sont en majorité des cancérogènes connus ou présumés.

Conclusion

Les risques pour la santé dans l’industrie du bois et dans celle du travail du bois peuvent être limités grâce à des moyens de prévention technique (le choix d’un bon emplacement et de bons systèmes protecteurs pour les machines, l’installation de systèmes d’aspiration pour réduire les concentrations de poussières de bois et les émissions de nature chimique, par exemple) et le port d’un équipement de protection individuelle (gants, lunettes, masques), ainsi que par des inspections régulières pour s’assurer que l’équipement est entretenu et utilisé comme il convient. La meilleure forme de prévention est probablement de veiller à une éducation et une formation appropriées des travailleurs et de leur encadrement.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Ahman, M., Holmstrom, M., Cynkier, I. et Soderman, E., 1996: «Work-related impairment of nasal function in Swedish woodwork teachers», Occupational and Environmental Medicine , vol. 53, no 2, pp. 112-117.

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